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Fin des années 50...

Dans les Cévennes, l’élevage traditionnel du vers à soie vit ses dernières heures, concurrencé par la soie en provenance de Chine. La production traditionnelle de châtaignes ne permet pas de maintenir une activité économique sur le territoire. Le manque de perspectives d’avenir pousse la jeune génération à quitter son pays pour aller tenter sa chance dans les villes. Le déclin économique entraîne l’exode rural…

Une poignée d’agriculteurs décide de rester vivre dans ses Cévennes natales. Il leur faut pour cela créer une activité économique adaptée à ce territoire difficile, montagneux et isolé. Plusieurs solutions sont envisagées par le CETA, Centre d’Etudes des Techniques Agricoles, créé pour mener à bien le projet : culture des bulbes de glaïeuls, exploitation de la châtaigneraie… Il faut que l’activité choisie puisse être exercée dans les exploitations agricoles cévenoles : sur des parcelles de petite taille, dans des terrains en pente, où la culture intensive est impossible et la mécanisation impensable. La production de lait de chèvre semble finalement la plus appropriée à ce territoire.

A l’époque, la chèvre est déjà très présente dans les Cévennes. Chaque famille a quelques chèvres, pour sa propre consommation de lait, et surtout pour la production d’un petit fromage fabriqué par les femmes, le Pélardon.

Ces agriculteurs, qui ont travaillé pour trouver une activité économiquement viable, décident de continuer la route ensemble. Ils vont produire du lait de chèvre, et mettre en commun leurs moyens pour transformer ce lait et le valoriser.

C’est ainsi que le 29 novembre 1959, la coopérative du Pélardon des Cévennes voit le jour à Moissac Vallée Française. M. Paul FLAYOL en prend la présidence, et M. Jean BOUILLON la direction.