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Développement de la coopérative

Les années qui suivent la création de la coopérative voient son développement rapide. Ce sont bientôt 110 producteurs qui amènent leur lait tous les jours à la coopérative, qui le transforme en Pélardon des Cévennes.

Les troupeaux sont de petite taille, de 5 à 20 chèvres, et pâturent à l’extérieur dès que le temps le permet. Elles sont gardées dans les montagnes par les grands-parents, souvent la grand-mère, ou par les jeunes enfants. La chèvre est un animal rustique, et la végétation cévenole lui convient bien : un peu d’herbe fraîche au printemps, les feuilles de ronces et des feuillus pendant l’été, quand il fait plus sec, et surtout les châtaignes à l’automne. En hiver, elles restent à l’intérieur quand il fait trop froid ou humide, nourries au foin. C’est cette alimentation, basée sur les ressources naturelles des Cévennes et qui évolue dans l’année, qui donne au Pélardon toutes ses caractéristiques gustatives.

Comme partout ailleurs, l’agriculture cévenole évolue : les agriculteurs se spécialisent, certains sur la production laitière, les autres sur d’autres productions. De nombreuses exploitations disparaissent, souvent faute de repreneur. Celles qui restent s’agrandissent et ont des troupeaux un peu plus importants. La collecte de la coopérative augmente régulièrement.